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Les relations familiales et la sexualité en détention : Conférences, concerts et village associatif

23 Avril 2010.

Le Samedi 24 Avril 2010 des conférences sur le thème: « Les relations familiales et la sexualité en détention » se tiendront à Rouen Business School (1 rue du Maréchal Juin 76130 MONT ST AIGNAN ) et le dimanche 25 Avril 2010 à la Maison des Associations de Rouen (avenue Pasteur 76000 ROUEN).

Celles-ci commenceront à partir de 9h30 jusqu’à 12h45.

Différents acteurs du monde Prison-Justice nous accompagnerons dans notre réflexion:

. Stéphane GELY, Directeur de la Maison d’Arrêt « Bonne-Nouvelle » de Rouen.
. Odile Marie Saint-Germain, Direction des Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation de Haute-Normandie.
. Emilie DEWULF, Société d’Investissement de Gestion Et de Services (SIGES).
.Audrey THERET, Psychologue Association R’Libre.
. Annick KERLAU, Association Nationale des Visiteurs de Prison (ANVP).
.Sabine VEZIAN, Association Abri Famille.
Catherine Charles, Présidente de l’Association pour le Respect des Proches de Personnes Incarcérées (ARPI)

  • « Hors-des murs »

Sous l’impulsion du GENEPI Rouen, de nombreux acteurs du monde pénitentiaire se mobiliseront le samedi 24 avril 2010 à partir de 14h.

Parmi eux, les membres du GLCP (Groupe Local de Concertation Prison) qui regroupe notamment Auxilia, Abris famille, le CLIP (Club Informatique Pénitentiaire), l’ANVP (Association Nationale des Visiteurs de Prison) ; ainsi que des professionnels du milieu pénitentiaire.

Depuis 4 ans, le groupe rouennais organise une journée de sensibilisation sur les conditions de détention. Pour la 4ème année, cet événement se déroulera sur différentes places du centre ville autour de 3 pôles :

  • Un pôle musical sur la place du Musée des Beaux Arts animés par des groupes régionaux : Sprintide Riddim, Va l’dire à ta mère, Grand Square Dance.sur lequel seront présentées des expositions photgraphiques notamment le « Vaisseau Pénitentiaire » et une reconstitution de cellule à taille réelle.
  • Un pôle associatif sur la Place du 19 Avril 1914 accompagné de lecture de textes mis en musique.
  • Un pôle jeu face au lycée Camille St Saens rue St Lô avec un GENEPOLY géant animé par des bénévoles costumés de l’association.

Contact groupe local GENEPI ROUEN :
Laura Casado,
Lucinda Le Normand,
Caroline Lemercier,
et Thibault Poiron
06.75.97.50.41 / groupe.rouen@genepi.fr

Nadège Carpentier
Déléguée Régionale Nord
06.87.62.46.77 / nord@genepi.fr

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Une prison digne ou la liberté

Publié dans la presse le 4 juillet 2009.

Hier au tribunal correctionnel de Rouen, le bâtonnier et Me Vigier ont plaidé la cause des détenus.

Le cas de Béchir B., poursuivi hier devant le tribunal correctionnel de Rouen pour mise en danger de la vie d’autrui et refus d’obtempérer en récidive, n’est pas atypique. Ce n’est donc pas cette affaire en particulier qui a fait se déplacer le bâtonnier de l’ordre des avocats Me Jérôme Hercé. C’est la semaine des prisons. Avec Me Hugues Vigier, le défenseur de Béchir B., il a demandé au président et à ses assesseurs, « garants des libertés individuelles », de ne prononcer aucune peine de prison où les conditions de vie et d’hygiène « ne respectent pas la dignité humaine ». « Nous savons que la maison d’arrêt Bonne-Nouvelle fait des efforts, mais nous sommes encore très loin des standards européens. » La plupart des détenus « sont 22 heures sur 24, à trois, dans une cellule de 10m². Comment ces personnes, à leur sortie, peuvent-elles aller mieux ? ». Ils ont réclamé la « liberté totale ».

Retrouvez cet article dans Le Paris-Normandie

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Prison: l’Etat fait appel

Article paru dans la presse le 30 mai 2009.

La pénitentiaire conteste le jugement rendu par le tribunal administratif de Rouen en faveur de trois détenus qui dénoncent leurs conditions de vie.

Jeudi 7 mai dernier, le tribunal administratif de Rouen accordait à trois détenus de la maison d’arrêt Bonne-Nouvelle une provision de 3 000 € chacun « parce qu’ils ont été incarcérés dans des conditions n’assurant pas le respect de la dignité inhérente à la personne humaine ». Cette ordonnance du juge des référés est donc allée dans le sens du combat de l’avocat de ces trois hommes, Me Etienne Noël, par ailleurs président normand de l’Observatoire international des prisons.
C’était sans compter la réaction de l’administration pénitentiaire. « La décision du juge vient d’être frappée d’appel », indique-t-il. « L’affaire va donc être rejugée, mais cette fois par la cour administrative d’appel de Douai. » La juridiction peut rendre sa décision sur ordonnance ou bien organiser une audience. « Le jugement devrait tomber assez rapidement, sans doute avant le 14 juillet », estime Me Noël, qui attend également un rapport ultrasensible, celui du cabinet mandaté en janvier dernier pour expertiser la qualité de la nourriture servie en cellule. « Mes clients se plaignent aussi de cela : certains aliments sont mal cuits ou arrivent froids ; les steacks sont grillés mais leur cœur est encore congelé… Il y en a qui cantinent pour ne pas avoir à manger ce que la maison d’arrêt leur donne. »

A 3 dans 12 m² sans air…
« Mal nourris », ces détenus dénoncent aussi et surtout le manque d’intimité dont ils souffrent 24 h sur 24, coincés à trois dans une cellule d’à peine 12 m². « Les sanitaires ont une paroi en PVC avec deux portes battantes pour me cacher des regards mais, malheureusement, pas des odeurs. Les bactéries se multiplient et vivent dans cette pièce », raconte l’un des trois plaignants dans un courrier. Dans son ordonnance rendue il y a trois semaines, le juge des référés soulignait que les détenus étaient incarcérés depuis plus de deux ans dans des cellules ne disposant pas de « ventilation spécifique du cabinet d’aisance ni de cloisonnement véritable avec la pièce principale » et que ces WC sont situés juste à côté de la table où ils prennent leurs repas. Dans ces conditions, le tribunal a estimé que la requête des détenus n’était « pas sérieusement contestable ».

Retrouvez l’article de J.H. dans le Paris-Normandie

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Conditions de détention à Rouen:l’Etat condamné

Publié dans la presse le 7 mai 2009.

Crédit Photo : SXC.HU

Crédit Photo : SXC.HU

En plein blocage des maisons d’arrêt par les surveillants, qui demandent des effectifs supplémentaires et qui dénoncent les conditions d’incarcération dans un système pénitentiaire français surchargé, le tribunal administratif de Rouen donne raison, à sa manière, aux syndicats. Il a condamné en référé l’Etat à verser à trois détenus de la maison d’arrêt de Rouen 3000 euros chacun, en considérant qu’ils étaient incarcérés « dans des conditions n’assurant pas le respect de la dignité inhérente à la personne humaine ».

Dans son arrêt en date de mercredi, le tribunal souligne que les détenus sont incarcérés « depuis plus de deux ans » dans des cellules ne disposant pas de « ventilation spécifique du cabinet d’aisance ni de cloisonnement véritable avec la pièce principale ». Il ajoute que les toilettes sont situées « à proximité du lieu de prise des repas tolérée par l’administration pénitentiaire ». Le tribunal souligne « la promiscuité et l’absence du respect de l’intimité qui en a résulté » dans des cellules d’une superficie de 10,80 à 12,36 m2, accueillant deux ou trois détenus. Il conclut en estimant que ces conditions de détention constituent « un manquement aux règles d’hygiène et de salubrité ».

Ouverte en 1864

Le ministère de la Justice avait demandé le rejet de la requête en estimant qu’elle était « irrecevable », notamment en raison de « l’absence de certitude quant au préjudice évoqué« . Le 27 mars 2008, ce tribunal avait condamné l’Etat, avec des arguments identiques, à verser également 3000 euros à un autre détenu qui avait effectué la même démarche. Ouverte en 1864, la maison d’arrêt de Rouen, dite « Bonne nouvelle », compte 650 places et est occupée selon les périodes par 700 à 850 détenus, en détention provisoire ou condamnés à de courtes peines.

D’après agence.

Retrouvez cet article sur LCI

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Prisons : toujours la grogne

Publié dans la presse le 13 mai 2009.

La CGT a mis, à regret, une croix sur « l'amélioration des conditions de travail et de détention » (photo Stéphanie Jaume)

La CGT a mis, à regret, une croix sur « l'amélioration des conditions de travail et de détention » (photo Stéphanie Jaume)

Si les deux syndicats majoritaires (UFAP et FO) ont levé le blocus, la CGT continue de protester, à Rouen notamment contre les conditions de travail.

Le gouvernement est-il parvenu à déminer la situation sociale dans les prisons ? Rien n’est moins sûr puisque la CGT continue de revendiquer et de manifester, notamment devant la maison d’arrêt de Rouen.
« Nous sommes opposés au protocole d’accord signé par l’Ufap et FO, expliquait hier Didier Caudry (CGT). Avec les embauches supplémentaires proposées au niveau national, cela ne fait même pas un agent de la pénitentiaire en plus par établissement. A la CGT, nous estimons qu’il faudrait 10 % d’embauches en plus, soit environ 2 500 postes. »
Hier, une dizaine de manifestants tenaient un piquet de grève, sans s’opposer aux extractions des détenus, devant la maison d’arrêt de Rouen. Et la CGT de contester la représentativité des deux syndicats qui ont signé l’accord mettant un terme au « blocus » des prisons. « Ici, personne n’est content. 80 % des agents ont refusé le protocole, et c’est la même chose au niveau de la direction interrégionale de Lille (dont dépendent les maisons d’arrêt et le centre de détention de Haute-Normandie, NDLR). »

Les syndicats divisés
Bisbilles syndicales ? Ce n’est pas l’avis de Sébastien Ménard, représentant de l’Ufap en Haute-Normandie, en poste au centre de détention de Val-de-Reuil. « 75 % des adhérents de l’Ufap ont souhaité la signature de cet accord. Certains voulaient 1 000 embauches tout de suite, mais focaliser exclusivement sur l’emploi, cela ne sert pas nécessairement la cause. » Et de rappeler qu’il faut aussi préparer la mise en œuvre des règles pénitentiaires européennes et la loi pénitentiaire française.

Pour l’Ufap (syndicat majoritaire dans la région avec 38,3 % des suffrages, suivie de FO avec 31,7 % des votes puis la CGT avec 20,7 %), 14 établissements pénitentiaires sur les 19 de la région Nord étaient favorables au protocole d’accord.
Rappelons qu’après une semaine de mobilisation, les deux principaux syndicats de surveillants pénitentiaires (Ufap-UNSA et SNP-FO) et la ministre de la Justice Rachida Dati ont signé lundi l’accord sur les conditions de travail des gardiens de prison. La CGT-Pénitentiaire, très hostile au texte, dénonce à la fois « la compromission » des syndicats majoritaires et les propositions ministérielles « largement insuffisantes ».
L’accord prévoit la création de 351 nouveaux postes, la création d’un bureau d’aide sociale au sein de la direction de l’administration pénitentiaire, l’édition annuelle d’un bilan social, une gestion prévisionnelle des emplois modernisée, ainsi que la récupération des heures supplémentaires à partir du 1er juillet et le maintien de la prime de risque pendant les congés maladie.

Retrouvez cet article dans Le Paris-Normandie

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Hors des Murs

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Samedi 9 mai 2009.

Dans le cadre de la cinquième campagne du printemps des prisons, les étudiants bénévoles du GENEPI Rouen (Groupement Etudiant National d’enseignement aux Personnes Incarcérées) organisent une journée d’information et de sensibilisation du public le samedi 9 mai 2009 dans tout le centre ville de Rouen.

Cet évènement aura lieu de 14 à 18h00 dans différents lieux de Rouen:

  • Place de la Pucelle: Stands, reconstitution de cellule, exposition photographique, concerts, fresque urbaine réalisée pendant la journée etc.

  • Place du 19 avril 1944: Pôle associatif (15 associations et professionnels du milieu prison-justice) et lecture de textes écrits par des détenus et mis en musique.

  • Place du Palais de Justice: Génépoly géant et théâtre d’improvisation.

  • Place de la Calende: Stands, exposition photographique, concerts.

Madame le Maire, Valérie Fourneyron, nous fera l’honneur de nous apporter son soutien lors de cette journée, par sa présence.

Pour plus d’informations, contact
Lucinda Le Normand
nord@genepi.fr
06 60 27 00 73

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Prison sous haute tension

Publié dans la presse le 20 avril 2009.

Un nouveau centre de détention doit ouvrir à Saint-Aubin-Routot, près du Havre, en 2010

Un nouveau centre de détention doit ouvrir à Saint-Aubin-Routot, près du Havre, en 2010

Les syndicats de surveillants annoncent un mouvement d’envergure à partir du 4 mai pour se faire entendre du Ministère de la Justice. Explications.

Ulcérés, se disant victimes du mépris du ministère de la Justice, dénonçant un dialogue social rompu, les principaux syndicats de l’administration pénitentiaire ont annoncé un vaste mouvement social qui devrait perturber le fonctionnement des prisons et de la justice à partir du 4 mai. « Nous n’avons pas encore défini toutes les modalités de cette action », explique Sébastien Ménard, responsable régional de l’Ufap (Union fédérale de l’administration pénitentiaire). Et de déclarer que les maisons d’arrêt de Haute-Normandie (Le Havre, Rouen, Evreux) étaient confrontées aux problèmes classiques de la pénitentiaire : surpopulation, vétusté des installations et manque de personnels. En revanche, la centrale de détention de Val-de-Reuil souffre d’un autre écueil : « Nous accueillons trop souvent des détenus de la région parisienne qui effectuent de courts reliquats de peine et avec lesquels il est impossible de mettre en place un projet de fin de peine ».

La nouvelle prison ne rassure pas
Ce n’est pas l’ouverture prévue en avril 2010 du nouveau centre de détention du Havre qui rassure les syndicats. Ceux-ci ont dénoncé de graves dysfonctionnements lors d’ouvertures précédentes. « J’appréhende cette ouverture car l’administration pénitentiaire va toujours trop vite et parfois on se retrouve avec des établissements souffrant de problèmes de conception, de serrures mal placées, de grilles non scellés posant des problèmes de sécurité », détaille Sébastien Ménard.
Le centre pénitentiaire du Havre va accueillir un nombre maximum théorique de 635 détenus répartis entre deux centres de détention, une maison d’arrêt, un centre de semi-liberté et un quartier pouvant accueillir 15 mineurs. Pour encadrer les prisonniers, l’administration pénitentiaire a prévu 192 surveillants. « Aujourd’hui, en Haute-Normandie, il manque entre 15 et 30 surveillants. L’administration pénitentiaire dit qu’elle crée des emplois mais ceux-ci suffisent à peine à couvrir les besoins liés aux ouvertures de nouveaux établissements », explique Sébastien Ménard.
Sur le plan régional, la surpopulation carcérale touche tous les établissements qui affichent un taux d’occupation allant jusqu’à 160 %. Aujourd’hui la maison d’arrêt de Rouen a une capacité théorique de 651 places, celle du Havre de 189 places, celle d’Evreux de 162 places et le centre de détention du Val-de-Reuil possède 819 places.
Les syndicats, qui s’insurgent contre « la dégradation des conditions de vie et de travail des personnels pénitentiaires», craignent aussi le vote en mai de la loi pénitentiaire « qui prévoit beaucoup mais sans mettre de moyens ».

Retrouvez l’article dans Paris-Normandie


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