Atelier d’écriture : la liberté de s’exprimer et d’être écouté

Publié dans la presse le 19 jullet 2009.

Les onze participants au concours d'écriture ont tous reçu un prix symbolique : des livres et un CD.

Les onze participants au concours d'écriture ont tous reçu un prix symbolique : des livres et un CD.

Tout au long de l’année, une dizaine de détenus du centre pénitentiaire de Maubeuge participent à un atelier écriture. Jeudi après-midi, ils recevaient des prix pour leur participation à un concours d’écriture.

Ils ont onze. Onze à avoir participé au concours d’écriture proposé par le centre pénitentiaire de Maubeuge. Onze hommes, jeunes et moins jeunes, à avoir composé qui un texte qui un poème sur la campagne, la mer, la montagne ou la forêt. Michel raconte : «  On devait choisir l’un des quatre thèmes et écrire un texte à partir d’un début de phrase imposé. » Pour Michel, ce sera la mer, «  un milieu dans lequel je me suis toujours senti à l’aise ». Les détenus avaient théoriquement deux semaines pour composer, mais pour Michel, l’inspiration est venue le soir même. «  J’ai tout écrit en une seule nuit. » Jeudi, debout face au jury, chacun a lu son texte. Mains qui tremblent, voix qui chevrote, certains avaient du mal à cacher leur émotion. Tous avaient en tête ce refrain lancinant : l’écriture est un exorcisme, une catharsis, un moyen de s’évader. « Ça permet de purger la soupape,glisse Michel. Certains le font avec les poings, nous on le fait avec les mots. » Propos repris par Salem dans son texte : «  J’écris ces quelques vers en forme d’exutoire, du bout de ma plume. » De fait, beaucoup évoquent l’univers carcéral dans leur composition. Pas toujours avec tendresse. Ainsi, Hervé, concis mais efficace : «  Non, Maubeuge, tu n’es pas ma maison et ton clair de lune me coûte bien trop cher. » Pour Salem, qui a rejoint l’atelier écriture il y a peu, griffonner ses pensées est «  une façon de me rapprocher du monde extérieur».

// <![CDATA[// Le jeune homme couchait déjà ses mots sur le papier avant d’être incarcéré, «  je faisais du slam ». Un besoin exacerbé depuis qu’il est en prison. «  Là, on peut dire ce qu’on ressent, parce qu’ on n’est pas forcément entendu ici. Quand on est détenu, on est dans le doute, on ne sait pas sur quel pied danser, alors écrire sur le milieu carcéral, ça libère. »
Retrouvez l’article d’Emmanuelle Bobineau dans La Voix du Nord
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