Prison:accord scellé

Publié dans la presse le 11 mai 2009.

Le mouvement de colère des surveillants de prisons a trouvé son point final ce lundi. Comme attendu, et malgré des éclaircissements qu’a dû fournir ce lundi Rachida Dati, les deux principaux syndicats (Ufap-Unsa et FO-pénitentiaires) ont définitivement entériné le protocole d’accord conclu le 7 mai. Le texte, rejeté par la CGT, prévoit notamment la création de 177 postes.

Certes attendue, la nouvelle a de quoi réjouir la Chancellerie. Lundi soir, les deux principaux syndicats de surveillants de prison (Ufap-Unsa et FO-pénitentiaires) ont définitivement entériné le protocole d’accord de sortie de crise négocié avec le ministère de la Justice. Ce texte, rejeté par la CGT-pénitentiaire, troisième force syndicale dans le secteur, avait été conclu le 7 mai, avant d’être approuvé à 60% par la base le lendemain. Il prévoit la création d’ici 2010 de 177 emplois dans les prisons françaises, en proie à un grave problème de surpopulation. Le directeur de l’administration pénitentiaire, Claude d’Harcourt, a également validé cet accord.

Toutes les parties mettent ainsi un terme à quatre jours d’un dur conflit. Interdits de faire grève, les surveillants de prison avaient décidé la semaine dernière du blocage de nombreux établissements pénitentiaires à travers le pays. A certains endroits, leur détermination avait donné lieu à de violents accrochages avec les forces de l’ordre.

Les RPE entre parenthèses

Pour autant, si, du côté de la place Vendôme l’heure est à la satisfaction, sur le terrain, les surveillants, et leurs représentants syndicaux, restent vigilants. En cas du non respect de l’accord, ont-ils prévenu, de nouvelles actions seront à prévoir dans les prochains mois. Afin d’apaiser les craintes – et de se prémunir d’une volte-face de dernière minute – Rachida Dati avait, dans la journée, publié un communiqué, dans lequel elle indiquait que « la Chancellerie veillera à la mise en oeuvre scrupuleuse de l’intégralité des dispositions du protocole » du 7 mai.

En outre, a poursuivi la ministre, cet accord « ne saurait en aucune façon remettre en cause l’engagement qui a été pris de suspendre les nouvelles mesures de mise en oeuvre des règles pénitentiaires européennes (RPE) dans l’attente du bilan qui en sera fait, conformément au protocole« . En clair, et malgré une certaine opposition politique, les modalités de mise en oeuvre de ces RPE (chargées d’harmoniser les politiques pénitentiaires des Etats-membres de l’UE) « seront réexaminées afin de prendre en compte les contraintes qu’elles font peser » sur le personnel pénitentiaire. De quoi calmer le jeu donc, à défaut de rassurer pleinement. Ce lundi, des représentants de la CGT ont symboliquement déposé une gerbe devant le ministère de la Justice. Sur celle-ci était écrit: « A notre regretté espoir. »

Retrouvez cet article dans le JDD

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :