Prévision de déménagement… au pôle de surveillance des bracelets électroniques d’Haubourdin

Publié dans la presse le 10 mai 2009.

 Le pôle centralisateur est basé à Haubourdin depuis trois ans. Photo Christophe Lefebvre

Le pôle centralisateur est basé à Haubourdin depuis trois ans. Photo Christophe Lefebvre

Le pôle de surveillance des bracelets électroniques quittera Haubourdin. Installée depuis 2006 dans le centre de semi-liberté, l’équipe, qui s’est renforcée , est à l’étroit. Entretien avec Franck Defontaine, référent PSE-PSEM.

Pourquoi le pôle devra-t-il quitter le centre de semi-liberté ?

« L’endroit est devenu trop petit. Il était prévu pour surveiller 200 placés. Au 20 avril, on gérait 816 placés, dont 430 dans le Nord – Pas-de-Calais. Le pôle est passé de trois à huit agents. »

Comment analysez-vous ce développement ?

« Depuis septembre, la maison d’arrêt de Béthune sert de site pilote pour le placement sous surveillance électronique en fin de peine. Des personnes écrouées dont le reliquat de peine est inférieur ou égal à quatre mois peuvent demander au juge d’application des peines (JAP) de bénéficier de cette mesure. Cette alternative à la prison se développe : elle évite le choc carcéral et coûte moins cher. Une journée de détention reveient à 67 euros contre 15 pour le PSE. »

Le pôle aurait-il déménagé si la loi pénitentiaire n’avait pas envisagé l’élargissement du port du bracelet électronique ?

« Oui. Le pôle est situé dans une seule pièce. À chaque fois, les gens s’attendent à une grande salle avec une foule d’ordinateurs. Ce n’est pas la réalité. Les agents gèrent, aussi, le placement sous surveillance électronique mobile (PSEM) dans trois régions (1). »

Où le site sera-t-il accueilli, et quand ?

« Plusieurs lieux sont examinés dans la métropole lilloise. Nous en sommes juste à la phase de l’étude. Impossible de dire quand aura lieu le déménagement. »

La charge de travail des agents a crû alors que l’équipe s’est renforcée. Comment l’expliquez-vous ?

« Le personnel gère, en moyen- ne, quinze à dix-huit placements dans la journée pour les sept départements. Cela peut prendre une heure, comme quatre en cas de problème technique. L’agent gère, aussi, la saisie informatique de toutes les données de l’ordonnance du JAP (adresse, heure d’entrée, de sortie, lieu d’assignation), se charge des modifications ; et elles sont nombreuses ! Sans oublier, également, la saisie des alarmes. »

Se déclenchent-elles souvent ?

« Il arrive que les placés sortent en dehors des horaires imposés même s’ils ont conscience de l’intérêt de cette mesure, d’autant que la majorité n’a jamais connu l’univers carcéral. Mais tous admettent que c’est très dur de rester enfermé : 30 % d’entre eux n’y arrivent pas et retournent en prison. On fait en sorte que la mesure n’excède pas six mois. »

Il y a trois ans, le pôle avait été choisi comme site pilote pour le PSEM. Où en est-on ?

« L’expérimentation s’est généralisée en France. Au pôle centralisateur, on ne gère plus deux mais six placés simultanément. Cette mesure, qui bénéficie d’une meilleure couverture du réseau, nécessite un suivi permanent. Contrairement au PSE, cette mesure est subordonnée à un contrôle psychologique. Le bracelet mobile est attribué à des personnes en fin de peine ayant un profil de récidiviste. »

1. – Haute-Normandie, Nord – Pas-de-Calais, et Picardie.

Retrouvez l’article de M. C. N dans La Voix du Nord

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