Le blocage suspendu, hier, à la maison d’arrêt de Sequedin

Publié dans la presse le 9 mai 2009.

 L'accalmie était visible, hier, devant la maison d'arrêt de Sequedin.

L'accalmie était visible, hier, devant la maison d'arrêt de Sequedin.

Retour au calme à la maison d’arrêt de Sequedin hier. Le blocage a été suspendu même si quarante-trois surveillants du centre pénitentiaire de Lille ont rejeté, hier matin, les propositions de la chancellerie décidées dans la nuit.

Devant la maison d’arrêt de Sequedin, le secrétaire FO Cédric Deprez joue au standardiste. « Y aura rien aujourd’hui. Tu n’es pas obligé de venir. Pense à te reposer. Il faudra peut-être être frais pour la reprise du mouvement. » Impossible, hier matin, de présager d’une reprise ou non du mouvement. « On se pliera aux décisions des secrétaires généraux UFAP-FO. » Mais au niveau local, la décision est claire : « Quarante-trois surveillants ont voté pour la poursuite du mouvement. Deux, contre. Actuellement, les représentants régionaux sondent tous les établissements de la région. On attend. » Pendant que des familles rejoignent l’accueil, quelques surveillants pénitentiaires pestent, discrètement, contre les dernières décisions prises cette nuit : « Un surveillant pénitentiaire par établissement, cela ne veut rien dire. C’est totalement insuffisant », maugrée Jean-Pierre, qui frappe le sol avec ses bottes. « La solution n’est pas là, ajoute Cédric Deprez.

Il faudrait que dans chacune des structures, des audits soient menés pour identifier chacun des besoins. En plus, comme le centre pénitentiaire est une grande structure, on ne va rien voir arriver. La priorité sera mise dans les petits établissements. » Jean, lui, dénonce son quotidien de surveillant pénitentiaire à Sequedin. Sa lassitude. Son inquiétude : « Le profil des détenus a changé. On est de plus en plus confrontés à des problématiques psychiatriques. On n’ose de moins en moins intervenir lors d’une altercation entre détenus. On a peur pour notre sécurité, d’être auditionné par la police en cas de dérive. » Cédric liste, dépité, les récentes agressions : « Hier, à Loos, un récidiviste a craché sur un surveillant qui doit faire des prises de sang pendant six mois. Et, à Sequedin, un agent a reçu un coup de poing d’un détenu. Deux de ses dents se déchaussent. »

Retrouvez l’article de MC. Nicodène dans La Voix du Nord

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