Trente ans de réclusion requis contre Louis Fauvarque

Publié dans la presse le 27 mars 2009.

Hier, pour le deuxième jour de son procès à la cour d’assises du Pas-de-Calais, Louis Fauvarque s’est de nouveau fait sortir de la salle, en une heure chrono. Il est accusé de tentative d’assassinat sur son codétenu, le 14 mai 2008, au centre de détention de Bapaume. Les experts ont tout de même pu établir son profil psychologique, assez inquiétant. L’avocat général a demandé trente ans de réclusion à son encontre.

Curieux procès que celui de Louis Fauvarque, 27 ans, qui se fait éjecter de la salle plus vite que son ombre, et où la victime ne daigne pas venir témoigner. Accusé de tentative d’assassinat en récidive sur son codétenu de la maison d’arrêt de Bapaume, Fauvarque a de nouveau insulté le président de la cour, hier.

[…] Les faits remontent au 14 mai 2008. Fauvarque reconnaît avoir égorgé, frappé et étranglé D. D., son codétenu. Il est établi qu’il préméditait l’agression depuis un mois, et la revendique pleinement. La victime doit la vie à l’intervention du personnel pénitentiaire. Les photos de son visage, marqué d’un nombre incalculable d’ecchymoses et de coupures (dont une de six centimètres à la gorge) sont passées aux jurés. «  On voyait l’artère qui sortait de son cou. J’ai dit aux autres de ne surtout pas le toucher », assure le major pénitentiaire, le premier à être arrivé sur les lieux.

Pour l’expert psychologue, l’accusé souffre «  d’addictions profondes » aux drogues, serait «  un déséquilibré psychopathe », sans «  capacité à se remettre en cause », qui est «  dangereux » et présente «  des traits de perversité ». «  Il m’a assuré n’avoir aucun regret et avoir pris du plaisir. » «  Je l’aurais tué, c’était le but », lui a-t-il confié. «  Le risque de récidive est important » conclut-il. Malgré ces pathologies inquiétantes, l’accusé reste pleinement conscient et responsable de ses actes.

[…] Le véritable mobile reste flou, et sans accusé pour répondre aux questions, les deux versions s’opposent. Ce ne sont pas les déclarations contradictoires de Fauvarque durant l’enquête qui donneront à la cour la moindre piste.

[…] Trente ans de prison sont requis, avec une peine de sûreté de vingt ans. Assortis de dix ans d’aide socio-judiciaire pour arrêter la drogue. Les jurés devront se prononcer demain.

L’intégralité de l’article dans la Voix du Nord

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