Publié dans la presse le 20 aout 2010
CHATEAU-THIERRY (Aisne). Le secrétaire d’Etat à la Justice se rendra au centre pénitentiaire du Sud de l’Aisne jeudi. La visite intervient alors qu’une fermeture est envisagée.
LE secrétaire d’Etat à la Justice, Jean-Marie Bockel, se rendra la semaine prochaine à Château-Thierry. La raison de sa venue ? Une visite de la prison castelle, actuellement menacée de fermeture (l’union du 29 juillet dernier).
Jeudi prochain, le ministre devrait ainsi être présent dans la cité des Fables afin de découvrir les locaux d’une prison unique en son genre dans le Nord de la France. En effet, le quartier « maison centrale » présente la spécificité d’accueillir des condamnés à de longues peines présentant des troubles psychiatriques. Actuellement, soixante détenus y purgent leur peine. Et soixante-quinze personnes y travaillent.
En sursis
Le motif exact ainsi que les conditions de la venue du ministre ne sont pas encore précisés. « La visite est en préparation et inscrite à l’agenda au jour d’aujourd’hui. La rentrée gouvernementale débutant lundi, il pourrait y avoir certaines modifications », précisait, hier, son cabinet.
Reste à savoir si cette visite doit être interprétée comme un bon ou un mauvais signe. Depuis fin juillet, la prison castelle est en sursis. Elle fait partie des quatre établissements pour lesquels le Garde des Sceaux a demandé avant toute décision une nouvelle étude dans les 3 mois. En somme, une expertise est en cours, afin d’évaluer les conditions et le coût d’une mise aux normes.
Le couperet n’est pas tombé loin. La prison castelle s’est sortie de peu de la liste des 23 établissements (comme Compiègne ou Châlons-en-Champagne) dont la fermeture est annoncée. La spécificité de l’établissement a dû peser dans la balance. Deux éléments semblent avoir également joué en faveur de ce sursis : la mobilisation des surveillants de prison, et l’investissement de 382 000 euros lancé par l’Etat dans la rénovation du chauffage.
Cependant, l’établissement castel souffre pour le moment d’un lourd tribut : son âge ! Elle est l’une des plus anciennes du parc immobilier pénitentiaire national. Construite en 1850, elle a vocation depuis 1950 à décharger les établissements classiques des détenus difficiles.
Retrouvez cet article de Julien ASSAILLY dans l’Union Presse